LA SYMPHONIE DES GIRAFES
9 JUIN 2026
Une magnifique « première fois ».
Oui, c’est son premier récital. C’est la première fois qu’elle chante, cette jeune et talentueuse bibliothécaire, en présence de sa belle plante verte et de son discret sonorisateur, Ludovic, attentif à la puissance du micro et du système électro-acoustique qui rythme les mélodies.
« Elle », c’est Delphine Meilland, digne fille d’Alain et d’Aline, présente ce soir-là dans l’amphithéâtre Gaston de Bonneval, et « lui », c’est Jules Jacquet, auteur et compositeur des mélodies qui se succèdent au fil du récital qui ponctue ce concert théâtral exceptionnel.
Mais n’oublions pas ce partenaire inattendu, constitué par le public présent dans l’amphithéâtre De Bonneval, aux Archives Départementales. Un public que notre superbe chanteuse ne se prive pas d’interpeller, d’apostropher, de taquiner, bref, d’associer au fil de ses chansons. Elle passe, avec une aisance étonnante, du quotidien au métaphysique, de la blague rieuse à la colère la plus rageuse, signe d’un registre talentueux aussi ample qu’évident.
Au rythme syncopé de son Ukulélé, Delphine rayonne et nous embarque dans son univers étrange et séduisant à la fois. Conteuse, chanteuse, actrice, ses multiples talents s’imposent au cœur de ce récital aussi surprenant qu’exceptionnel. Je l’affirme une fois de plus, ce concert théâtral a su séduire et étonner avec brio le public de « Double Cœur » qui assistait, conquis, au dernier rendez-vous de la saison culturelle 2025-2026.
Bonnes vacances, en attendant le plaisir de la rentrée.
Gilles Magréau
Article du Berry Républicain ---> ![]()